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2006-09-21 Cheech Décidément, être étudiante en Arts et Littérature n'a que des avantages. Lundi (18 septembre), j'ai reçu une invitation pour aller voir une avant première au cinéma Fleur-de-Lys. Pourquoi? Et bien, tout simplement parce que les producteurs voulaient des avis d'étudiants sur ce film, mais pas de n'importe quels étudiants, ils voulaient l'avis d'étudiants en lettres, qui possèderaient la culture nécessaire pour la compréhension du film. Ah que j'aime dire ça : « possèderaient la culture nécessaire ». Je sais, ça m'enorgueillit et augmente mon niveau de vantardise ainsi que le volume de mon crâne mais je vous traiterais de menteur si vous me disiez que ces syllabes ne sont pas agréable à prononcer. N'est-ce pas?
Trève de vantardise maintenant. Oublions l'égo et revenons aux choses sérieuses. En fait, à la seule chose sérieuse : l'Art, et dans notre cas le septième : le cinéma. Le film dont j'avais reçu l'invitation était « Cheech », film qui sera sur les grands écrans d'ici quelques semaines.
Je me présente donc pour la projection de 19:00h, après mes cours. Voici un petit résumé de l'histoire, petit, pour ne pas trop révéler l'intrigue à ceux qui pourrait être intéressé par ce film.
« Cheech » est l'histoire de 6 personnes dont le destin s'entrecoise au cours d'une fatale et fatidique journée où leur vie sera boulversée.
Une agence de prostitution de Montréal se fait voler son « book » dans lequel il y a toutes les photos de ses filles. On soupsonne que c'est Cheech qui l'a. Cheech est le propriétaire de la plus grande agence d'escortes du Québec.
Il y a plusieurs personnages : Stéphanie, la prostituée qui a des tendances suicidaires car elle est morte à l'intérieur depuis longtemps déjà, trop longtemps déjà, Sophie (ou Jenny, ou Jennifer selon son humeur) la prostituée dont le rêve est de s'élever au-dessus de toutes les autres et qui sait qu'elle est assez intelligente, belle et capable pour réussir, Alexis, l'homme solitaire et dépressif, Olivier, son voisin du-dessus qui a des problèmes relationnels avec sa blonde, Ron, le chef de l'agence qui doit à tout prix retrouver le book malgré sa dépression et son jeune assistant, Maxime, qui est secrêtement amoureux de la prostituée suicidaire. Tous vont s'entrecroiser sans vraiment se trouver au cours de cette journée.
L'histoire semble un peu rough comme ça. D'ailleurs, j'étais convaincu de ne pas aimer ce film vu ce sujet plutôt... délicat et malsain. Mais, j'ai été surprise, très surprise. L'histoire n'était pas celle que je pensais. Le réalisateur, Patrice Sauvé, signe ici un film qui veut dénoncer... non, pas dénoncer... montrer tout simplement, la vie de certains jeunes adultes urbains d'aujoud'hui, ceux qui cherche le bonheur sans jamais vraiment le trouver alors qu'il est juste-là, emplie de beauté, devant leurs yeux. Ils n'auraient qu'à lever le regard, lui faire quitter le sol pour qu'ils le voient et le touchent du bout de leurs doigts. Mais les personnages de « Cheech » ne le savent pas, alors ils continuent de chercher le bonheur les yeux et la tête baissée, en ce demandant pourquoi ils ne le trouvent pas, ce fichu bonheur.
Toutefois, ce n'est pas un film exceptionel. Ce n'est ni un nouveau « C.R.A.Z.Y. », ni un nouveau « Séraphin, un homme et son péché » et encore moins un nouveau « Les Invasions Barbares ». Non, « Cheech » est encore loin d'avoir atteint ce niveau. L'histoire n'est pas des plus originale, même si je dois admettre que j'aime bien l'idée de ces personnages sans passé, ni avenir (effectivement, on ne sait pratiquement rien sur eux), et il y a même un peu trop de passage anglophone (heureusement, un des personnages tentent de remédier à la situation - je fais bien sur allusion au passage où Maxime fait comprendre à Ron qu'il serait peut-être préférable de lire son livre « Learn how to smile again » en français - hélas, effort sans résultat).
Un des points forts du film est sa musique. Le passage où la jeune femme Chinoise chante « Vive le vent » en mandarin est tout simplement superbe. Tellement que j'en ai versé quelques larmes, c'était obligé, je ne pouvais rester de marbre devant quelque chose d'aussi beau.
En résumé, Patrick Sauvé signe ici, « Cheech », son premier long-métrage qui est un bon petit film à regarder pour se détendre, en ne s'attendant pas à quelque chose d'exceptionel mais qui a du charme malgré la rudesse du scénario.
Date de sortie au Québec : 6 octobre 2006 Distribution au Québec : Alliance Atlantis Vivafilm 2006-03-30 C.R.A.Z.Y.![]() Un film fou, magique, mystique, à la fois pudique et sexy, drôle et touchant
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde, quatrième d'une famille de cinq garçons. Famille de banlieue sans histoire avec une mère aimante et un père un peu bourru, mais fier de ses garçons. Le début d'une belle enfance, où se succèdent les Noël et les anniversaires avec l'éternel solo du père Beaulieu chantant Aznavour, Emmène-moi au bout de la terre, les séances de lavage de voiture en plein air et les visites au casse-croûte pour Zac, le chouchou de son père pour une fois. C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour ne pas perdre l'amour de son père. Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur. De 1960 à 1980, entouré de ses frères, de Pink Floyd et des Rolling Stones, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire. Dans la musique et la révolte, avec humour aussi, jusqu'à un voyage mystique à Jérusalem, « au bout de la terre » comme chantait son père, où peut-être si loin, réussira-t-il à le retrouver, enfin… Un film envoûtant du réalisateur de Liste noire, Jean-Marc Vallée, qui fait de nouveau équipe avec un des comédiens les plus respectés du Québec, Michel Côté (Le Dernier tunnel, Sur le seuil, Cruising Bar). Aussi de la distribution : Danielle Proulx, Marc-André Grondin et, pour la première fois à l'écran, Émile Vallée. C.R.A.Z.Y, une histoire d'amour entre un fils et son père, une fable mystique et fantaisiste sur l'âme humaine dans toute sa beauté, sa folie, sa poésie. Mon appréciation
C.R.A.Z.Y. est un de ces films vraiment particuliers, qui peut marquer une personne de façon incroyable. Il est un de ces rares films, tout comme Brokeback Mountain, à traiter d'un sujet malheureusement encore tabou dans l'univers du cinéma : l'homosexualité. Sauf que, contrairement à Brokeback Mountain, l'univers de C.R.A.Z.Y. est très proche de la réalité et raconte une histoire qui pourrait bien être celle de beaucoup d'homosexuels, de la découverte de celle-ci jusqu'à son acceptation, en passant par la relation avec ses proches.
Raconté avec brio et avec un humour débordant, avec une bande sonore à rendre jaloux tous les dieux de la musique et avec un point de vue à la fois magique et réaliste, C.R.A.Z.Y. est un de ces films qui saura toucher même le plus insensibles des hommes.
* À la demande générale, le film est maintenant revenu en salle de cinéma pour notre plus grand plaisir!
* Il paraît qu'une version "traduite" en France devrait voir le jour bientôt... personnellement, je reste très sceptique vis à vis de cela. Vous savez tous que je suis POUR le doublage des films mais, lorsqu'il s'agit de doublé du français à une autre sorte de français, je me demande bien quel en est l'utilité...
Je n'ai pas encore entendu cette version, mais si vous voulez mon avis, elle risque d'être beaucoup moins bonne que l'originale avec toute ses expressions si unique, miroir de tout un peuple!
Autour du film
Le film représente le Canada en vue des nominations pour les oscars de mars 2006. Il n'a cependant pas été sélectionné parmi les finalistes (pour la raison que, supposément, le film faisait trop "américain"...). Prix Internationals Il a reçu le prix du meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto. Au Festival international du film de Gijon, en Espagne, il a remporté quatre prix, dont celui du meilleur réalisateur.
Il a remporte le prix du jury au cinquième Festival international du film de Marrakech (Maroc).
En novembre 2005, il remporta ex-aequo le prix du public au AFI Fest de Los Angeles
Prix Génie Le 13 mars 2006, C.R.A.Z.Y. a remporté 11 prix (sur 12 nominations; toutes sauf "Meilleures images" où Pierre Mignot était en nomination) aux Prix Génie. Meilleur film : Pierre Even, Jean-Marc Vallée
Meilleure direction artistique: Patrice Vermette
Meilleurs costumes: Ginette Magny
Meilleure réalisation: Jean-Marc Vallée
Meilleur montage: Paul Jutras
Interprétation masculine dans un premier rôle: Michel Côté (il était en
compétition avec un autre acteur de C.R.A.Z.Y.: Marc-André Grondin, compétition pour laquelle Michel Côté s'était déclaré déçu; il aurait préféré laisser sa place à Marc-André Grondin)
Interprétation féminine dans un rôle de soutien: Danielle Proulx
Meilleur son d'ensemble: Yvon Benoît, Daniel Bisson, Luc Boudrias, Bernard Gariépy Strobl
Meilleur montage sonore: Martin Pinsonnault, Mira Mailhot, Simon Meilleur,
Mireille Morin, Jean-François Sauvé
Meilleur scénario: Jean-Marc Vallée
Prix Jutra À la soirée de la remise des prix Jutra tenue le 19 mars 2006, le film a raflé 14 trophées, et reçu une distinction supplémentaire :
Meilleur film
Meilleure réalisation: Jean-Marc Vallée
Meilleur acteur: Marc-André Grondin
Meilleure actrice de soutien: Danielle Proulx
Meilleur acteur de soutien: Michel Côté
Meilleur scénario: Jean-Marc Vallée en collaboration avec François Boulay
Meilleure direction de la photographie
Meilleure direction artistique
Meilleur son
Meilleur montage image
Meilleurs costumes
Meilleur maquillage
Meilleure coiffure
Film s'étant le plus illustré à l'extérieur du Québec
Billet d'or
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