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블로그


    2009-07-28

    Nouveau blogue

    Ce blogue-ci a, semble-t-il, fermé ses portes depuis longtemps!

    Vous pourrez désormais me suivre à cette adresse : http://mascha1.blogspot.com/

    Merci pour votre soutien durant tout ce temps. ^^

    2008-04-19

    Manifeste de moi-même

     
    Je n'écris plus beaucoup ces temps-ci. Il y a deux raisons à cela; une matérielle et une humaine.
     
    La première, c'est que mon frère a fait sauter l'ordinateur familial. Plus rien. Le néant lorsque je l'ouvre. Je suis obligé de prendre la sienne parce que, bien sûr, le virus attrapé sur un site pirate il ne pouvait pas l'attraper sur un appareil technologique qui lui appartient. Alors, il a utilisé celle où tous mes travaux, textes, et autres choses importantes étaient stockées... (oui, j'ai pleuré de colère).
     
    La seconde est celle qui m'intéresse, celle que j'ai besoin de dire pour tenter de la comprendre, de la régler. J'ai un blocage, et un important. Un des plus graves de ma jeune vie. Pas une panne d'inspiration ou une incapacité de mettre un contenant sur un contenu. Non. Au contraire, les idées pullullent, se multiplie comme des bactéries dévastatrices dans mon cerveau. À chaque minute de la nuit et du jour, il y a une image qui s'impose à moi. Féroce. Et qui a besoin de sortir. Quant au contenant en lui-même, ce n'est qu'une simple question de pratique, d'expérience et de temps (surtout pour les perfectionnistes comme moi). Le blocage est plus profond, au niveau de l'âme. Je vis tant d'émotions en ce moment, et c'est une période si difficile : mal dans ma peau, amoureux absent à cause d'une carrière trop ambitieuse (pourquoi les hommes veulent tant ressembler à leur père ?) et, surtout, cette incapacité surridicule et inconcevable (les gens disent "bizarre" habituellement) que j'ai à trouver un emploi. Dur pour la confiance en soir. Destructeur de l'amour propre. Les études vont bien, mais elles sont si stressantes et dispendieuses (encore une fois, une job m'enlèverait tout ces stress inutile). Tout cela est sans parler des idéaux qui se perdent, d'une nage inutile et solitaire à contre-courant et d'une carapace qui ne s'est absolument jamais formée et qui ne me protège en rien. De toute façon, j'ai toujours refusé de me renfermer dans un pseudo cocon d'amertume, de sarcasmes et d'insensibilité. Je refuse de vivre en n'étant pas moi-même, cela me tuerait. C'est peut-être ça le problème d'ailleurs... Bref, tout n'est pas si rose et cela se ressent sur mon humeur à fleur de peau. Et que vient faire l'écriture là-dedans ? Et bien justement, l'écriture est un exutoire au même titre que les autres arts, et est, si l'on veut bien mélanger la psychologie freudienne à tout cela, une façon saine de s'exprimer, d'extérioriser nos démons sans danger et ainsi se libérer des pathologies et autres psychoses du reste de la société. Mais voilà, j'ai peur de ce que je pourrais écrire, peur des émotions qui risqueraient de m'assaillir lorsque le plomb noircirait le papier ou que les doigts pianoteraient le clavier de l'ordinateur si traite que je ne peux m'empêcher de lui faire confiance. J'ai peur de découvrir ce qui reste de moi après toutes ces années écrasantes, peur d'enlever le masque de fausse candeur qui est un si bon moyen d'évasion. J'ai peur de mes cicatrices et peur que les autres les voient, et s'inquiètent, et se fassent du mal. J'ai peur de tout gacher, du poème à la vie. J'ai peur d'un tas de choses et cela m'empêche d'avancer. Devenir adulte est si difficile que j'en perds la route et ne suis plus capable de m'orienter. C'est pourquoi j'espère débloquer ma plume en me forcant à écrire ces idées noirs; j'espère ainsi libérer ma personne et cesser de verser des larmes trop pourprées.
     
     
    Cela m'a pris une semaine pour avoir le courage de mettre cet article en ligne...
    2008-04-14

    Dialogues xénophobiques

     
    Nous nous tournions le dos toutes les deux. Moi, je fixais, les yeux plissés, un écran lumineux que j'imaginais fade et pâle dans ma tête. J'ignore ce qu'elle regardait. Peut-être s'est-elle retournée pour scruter mon dos à défaut de mes traits. Quoiqu'il en soit, elle a craché ces mots insensés, mais encore si constants dans mon esprit malgré les semaines qui ont passées.
     
    - Ils sont vraiment inférieurs à nous.
     
    Moi : Comment peux-tu dire une chose pareille ? Encore la haine, toujours la haine. Tu ne connais donc que cela ? Elle est le centre de ta vie!
     
    - Bien sûr! Quand tu auras véçu, tu comprendras que la haine est la seule évolution possible.
     
    - [Sarcastique] La sagesse est donc synonyme de haine ? C'est drôle, on m'a toujours dit que c'était l'amour l'ultime stade. Tu vas rire, mais un type pas très très connu - il se prétendait prophète fils de dieu ou un truc du genre -, Jésus qu'il s'appellait, a dit une phrase plus connue que lui-même : "aimez-vous les uns les autres". Moi, j'aime bien cette phrase, même si je ne suis pas de cette religion.
     
    - [Soupir] Ton amour est ridicule. Ta conception des choses frise l'idiotie infantile. Un jour, tu verras que j'ai raison. Tous ces nègres, ces grecques nauséabonds et voleurs, ces peaux basanées à l'horrible accent français - le plus comique et con -, ces chintocks, ces juifs aux gros nezs et toutes les autres affaires qui ne méritent pas que je pense à eux puisque leur existence m'est nuisible et regrettable, tous ces gens nous sont inférieurs. Ils ne vivent que pour nous voler notre argent, nos enfants, notre éducation et nos droits. La haine est la seule façon raisonnable de les traiter. Tu comprendras lorsqu'ils te feront le même mal qu'ils m'ont fait...
     
    - ... C'est vraiment horrible ce que tu dis. Vraiment horrible. C'est raciste et xénophobes.
     
    - Que veut dire "xénophobe" ?
     
    - La peur de la différence chez les autres. Le fait de prendre tout le monde pour des étrangers et non des semblables. L'ignorance à l'état pure. La haine diriger contre...
     
    - C'est cela oui! La haine contre les immigrés et les races!
     
    - On dit ethnies, pas races... Le terme a changé depuis les années 50...
     
    - Tsss! tu n'es qu'une gamine. Tu ne sais rien. L'ignorance, c'est toi qui la porte.
     
    - Si la sagesse est d'être comme toi, alors je préfère effectivement rester à mon niveau actuel...
     
    - Laisse faire la sagesse. C'est pour les naïfs pelleteurs de nuage sans avenir. Et tu sauras, ma fille, que...
     
    Et je suis partie en courant, laissant ma mère seule, toute seule, à jamais seule, dans le salon, devant la télé ouverte sur les éternelles rediffusions d'émissions nord-américaines francophones... blanches. L'écran était si pâle ce matin-là.
    2008-03-22

    Avec quelque peu de retard...

     
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    À tous...
     
    Un très joyeux printemps!
     
    Même s'il se fait attendre cette année, il ne faut pas perdre courage!
    2008-03-20

    ...qui vaillent la peine d'être vu

     
    J'ai envie de faire quelques chose depuis très longtemps. En tant que mélomane, j'adore les vidéoclips et j'ai toujours aimé partager mes découvertes. Alors, je me suis dit que je pourrais faire découvrir aux gens que cela intéresse une espèce de top 10 (dans le désordre puisque je suis incapable de mettre quoique ce soit dans un ordre de préférence). J'ai dans l'idée de présenter un clip par mois durant dix mois. Pourquoi un par mois ? Et bien, pour me laisser le temps de choisir... je ne voudrais pas faire le mauvais choix par manque de temps ou de temps de recherche. Et puis, présenter de la « daube » est insultant pour celui qui la voit. J'ai trop de respect pour cela de toute façon (ceux qui m'entendent chialer à longueur de journée contre les mauvaises émissions des chaînes télé savent de quoi je parle. Bien sûr, je n'ai pas la prétention de m'y connaître ni quoi que cesoit, ce serait mentir puisque je commence à peine à me construire un répertoire de vidéoclip. C'est seulement que j'ai de l'amour pour cette invention qui combinent images et musiques, le tout dans une atmosphère émotive, drôle, dramatique ou sinistre. Quoiqu'il en soit, lorsque cela est bien fait, c'est toujours beau. Immensément beau.

    Si vous me permettez de faire cette petite liste sans prétention, je vous promet de ne présentez que des clips qui vaillent la peine d'être vu, ne serait-ce qu'une fois, à cause de leur esthétisme, de leurs innovations, de leur caractère artistique et des émotions qu'ils font ressentir. 

    J'aimerais bien commencer laliste par un clip, un des plus beau des années 80, de Soft Cell : Tainted love (une reprise de Gloria Jones), qui impressionne avec toutes ces étoiles papillotantes et ces comètes lumineuses.

    http://www.youtube.com/watch?v=VRxI22zuLFs

    Le deuxième sosie

    Pour faire suite à ma note d'hier... j'ai trouvé un deuxième clone à Picasso!!!!
     
     
     
    Je regardais un film des années 70, Les Duellistes, et vers les 16/18 minutes environ, un petit Picasso est apparu!
     
     
     
     
     
    Je vais finir par me poser des question sur les vies antérieures de ce chat...
    2008-03-19

    Concours de sosie!

     
    J'ai trouvé le clone de Picasso (mon chat) sur le net!!!
     
    Picasso :
     
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    L'entité double...
     
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    2008-03-15

    Les mots sont...

     

    Les mots sont un amas de gouttes cristallines qui s’entremêle afin un former un grand océan. Une à une, ces gouttes sont insaisissables. Ensemble, elles s’entrelacent pour former la vie. C’est le sens des mots qui s’évaporent sous les rayons solaires de l’écrivain. La pluie n’est autre qu’une succession de mots tombant du ciel.

     

    Les mots sont un météore lointain. Sous des milliards d’étoiles indifférentes à sa froideur apparente, quelqu’un, un extraterrestre sans doute, découvre la chaleur de son sillage. Inconnue. Sauf par celui qui la recherche.

     

    Les mots sont la bourrasque de vent qu’on attend avec impatience. Elle rafraîchit le paysage caniculaire, agite les arbres pourtant si stables et fait des vagues minuscules   – mais si belles – sur l’eau de l’étang. Elle fait avancer le bateau, chavirer le navire et agiter le pavillon des pirates. Elle soulève les tempêtes de sable. Elle brûle comme l’air timide du sud. Elle dirige la neige vers la ville endormie. Elle réveille celui qui n’y croit plus. Elle emmène la musique d’un pays à l’autre. Elle défait la chevelure et caresse doucement les joues.

     

    Les mots sont dans les cheveux noirs de la jeunesse.

    Les mots sont sur les lèvres du mourant.

    Les mots sont le calvaire de l’écolier.

    Les mots sont le jeu de Prévert.

    Les mots sont l’ordre du soldat assassin.

    Les mots sont l’encre du dictionnaire.

    Les mots sont l’enfer de ceux qui ne les comprennent pas.

    Les mots sont la beauté invisible du monde.

    Les mots sont le chant de la symphonie pacifique.

    Les mots sont l’ennemi de tous…

    2007-12-26

    Lise Dion

     
    Juste parce que cette femme est la plus drôle que je connaisse...
     
     
    Biographie
     
    Native de Montréal, Lise Dion voit le jour le 18 septembre 1955.
    Diplômée en théâtre au Conservatoire LaSalle, Lise Dion rafle, dès 1988, le Premier prix du concours de sketches Bell Canada. Elle sera consacrée Découverte féminine au Festival Juste pour rire l'année suivante puis proclamée Grande Révélation du Festival en 1995.

    C'est en février 1997 que Lise Dion effectue la grande première de son premier spectacle en carrière intitulé Lise Dion dans son premier one woman show : elle rafle trois Félix au Gala de l'Adisq 1997. Le spectacle est si populaire que Lise se voit remettre une plaque soulignant la vente de 300,000 billets, ce qui fait d'elle la cinquième artiste et la première femme à recevoir cet honneur depuis que les certifications, remises par l'ADISQ, existent. Et à la fin de cette tournée, se sont plus de 350,000 billets qui sont vendus.

    Après une sabbatique, Lise Dion marque son retour avec un second spectacle dont plus de 100,000 billets s'écoulent avant même la première. Du jamais vu! Encore une fois, les critiques encensent ce nouveau spectacle et Lise se mérite quatre trophées lors du Gala des Olivier - édition 2002 - dont celui d'Humoriste de l'année puisqu'elle remporte pour la troisième fois.

    En avril dernier 2003, Lise Dion réussissait un autre exploit : elle devenait l'une des rares artistes, et la seule femme, à présenter son spectacle 50 fois au Théâtre St-Denis I. Le spectacle Lise Dion en tournée a été vu par plus 400,000 spectateurs.  Le DVD de ce spectacle, lancé en 2005, s’est écoulé à ce jour à près de 60,000 copies.

    Parallèlement à sa carrière d'humoriste, Lise Dion s'est initiée au métier de comédienne en campant le personnage de Laura Cadieux pour la série télévisée réalisée par Denise Filiatrault.  La série connaît un tel succès qu’elle se poursuit pour deux autres saisons à TVA. Elle a également prêtée sa voix au personnage de Blizzard - Whoopi Goldberg faisait cette voix dans la version anglaise - dans le film du même nom sorti sur les écrans en décembre 2003. Toujours côté cinéma, c'est à Lise qu'on a confié le rôle de Manda Parent dans le film Ma vie en cinémascope qui relate la vie d'Alys Robi.
    Après avoir conquit le public québécois... la France lui demande de participer à l’émission consacrée à la star française Gad Elmaleh et elle se rend sur le plateau de Vivement dimanche! animé par Michel Drucker ... et le public l’adopte! Un nouveau rêve pour Lise Dion se concrétise.

    Présentement, elle est en période d’écriture pour son troisième spectacle.

    Source : http://www.lisedion.com/

    Extraits

    Lise s'achète un ordinateur : http://www.youtube.com/watch?v=AIKY93sOcKM

    Lise porte la burka : http://www.youtube.com/watch?v=fV1j97GcdcE

    Lise parle du point G : http://www.youtube.com/watch?v=gRwE5CDX1EA

    Ainsi que plusieurs autres : http://divertissement.sympatico.msn.ca/Humour/LiseDion/

    2007-12-20

    Le chant de vie

     
    Il y a environ deux mois, l'on m'a demandé d'écrire un texte patriotique. L'idée ne m'enchantait guère puisque l'inspiration ne me venait pas, mais finalement, en feuilletant à travers l'Histoire et mon imagination, j'ai réussi à pondre cette petite histoire.
    Honnêtement, je ne l'aime pas. Je trouve la structure bizarre, l'histoire décousue et le titre pourri, mais comme une trentaine de personne m'en ont dit du bien, je pense qu'elle mérite malgré tout de figurer ici.
     
    Le contexte : En 1837-38, le Bas-Canada se révolte contre le système anglais qui sert les intérêt de l'oligarchie britannique, créant ainsi plusieurs rébellions de la part des patriotes francophones (qui prêtent toujours allégeance à la France malgré le Traité de Paris de 1763). Les batailles firent rage, et chaque fois qu'un village se révoltait, les Anglais attaquaient les communautés voisines semant ainsi sur leur passage mort, viol et pillage.
     
     
    Aussi, à l'époque, on considérait la chanson « À la claire fontaine » comme le chant national des Canadien français. Le vers « Jamais je ne t'oublierai » faisait supposément référence à la France mère-patrie.
     
     
    Le chant de vie

     

    La lueur du fanal éclairait ses pas dans la neige. Vêtue d’un simple châle de laine et d’une robe aux multiples jupons, Maude courait dans le paysage englouti par la nuit. Ce n’était pas la virginité hivernale qui la guidait, mais la peur. La peur des hommes en rouge, la peur d’échouer dans sa fuite. Des pensées fugitives se bousculaient dans son esprit. Elle n’arrivait plus à réfléchir, elle mouvait inconsciemment ses jambes épuisées par tant de volonté. Dans la nébulosité de son esprit, une seule chose restait claire : elle devait se détourner d’une petite bataille pour rejoindre un combat plus grand encore ; la guerre. Celle de son peuple. La sienne. En ce soir de novembre 1837, un grand danger viendrait et elle seule pouvait les prévenir.

     

    Le faible rayon du croissant de lune tombait sur les toits d’un village endormi. Maude effleurait enfin son but. Faible et tremblotante, elle dut puiser au fond d’elle-même pour trouver la force de crier. La nuit, habituellement si réticente à livrer ses secrets, ne put s’opposer aux mots qui résonnaient contre les maisons. Les Anglais. Les Anglais arrivaient. Ils avaient dépouillé, violé et tué le village voisin. Il ne restait plus rien, l’enfer avait été ressuscité. Maude criait cela encore et encore. Elle voulait le hurler jusqu’à ce que le Seigneur lui-même vienne l’arrêter. Mais Dieu n’y fut pour rien dans la suite des choses. Un coup de feu venait d’être tiré. La jeune femme s’effondra dans la neige, le corps tordu, ensanglanté. Une balle venait de percer sa peau blanche.

     

    ***

     

    Le cri d’alerte avait été entendu. Un désordre où se mêlait effroi et inquiétude s’éleva dans le vent glacial en laissant derrière lui un sillage d’affolement qui s’étendait à une vitesse vertigineuse. Les femmes et les enfants tirés du sommeil hurlaient de terreur et les hommes s’armaient de fourches, de carabines crasseuses et de courage. En peu de temps, les habitants se réunirent à la place centrale du village. Ils avaient besoin de s’organiser. Ces braves hommes devaient combattre et repousser l’ennemi pour protéger leurs familles, leur patrie. Au milieu de leur tempête de voix, une suggestion est née, une suggestion emplie de détresse et de naïveté, mais qui suscita pourtant une vague d’approbation : « La maison de Dieu les protègera! »

    Confrontés à la mort des leurs, les hommes confondent parfois un candide désespoir et une solution honorable.

     

    ***

     

    Un enfant priait dans l’église en compagnie de sa mère, de ses sœurs et de tous les autres gens. Il était effrayé par le tumulte dantesque. Il voulait que ce torrent de sons angoissants s’arrête. Que se passait-il donc? Le petit garçon ne comprenait pas.

     

    - Maman, j’ai peur…, dit-il d’une petite voix.

    - Ne t’en fais pas mon chéri, répondit sa mère d’une voix à peine plus grande. Le doux Jésus nous protègera. En attendant, chante avec moi.

     

    Et, ensemble, ils entamèrent ce chant de leurs ancêtres, bientôt rejoint par le reste du village :

     

    À la claire fontaine, m'en allant promener,
    J'ai trouvé l'eau si belle que je m'y suis baigné.

     

    ***

     

    À l’extérieur, les Britanniques ravageaient tout. Rien ne leur échappait : pas un seul homme libre, pas une seule vierge sans refuge et pas même une seule propriété. Les soldats vêtus de rouge embrasaient tous les bâtiments, se réservant le plus considérable pour la fin : l’église. Ils l’encerclèrent, flambeaux en mains. Il n’a suffi que d’un mot du lieutenant pour que les flammes voraces commencent à dévorer les murs de pierres grises. Mais soudain, les soldats entendirent une douce psalmodie jaillir du lieu saint :

     

    Sous les feuilles d'un chêne, je me suis fait sécher
    Sur la plus haute branche, un rossignol chantait.

    Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai.

     

    Sur la plus haute branche, un rossignol chantait.
    Chante, rossignol, chante, toi qui as le coeur gai

     

    ***

     

    Longtemps après cet événement, l’on raconta encore au sein des familles cette histoire trop étrange pour être vraie, cette histoire où des Canadien français ne cessèrent de combattre que lorsque la mort s’était abattue sur eux, une mort à la fois noble et pathétique, une mort accompagnée d’une chanson entonnée en l’honneur de la France et de la vie.

     

    Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai.

    2007-12-18

    Laetitia

    Inspiré d'une oeuvre de Victoria Francès
     
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     Pour les gens comme moi, l’affadissement des sens est une chute lente et inévitable. La nuit est mon unique compagne, dont la longue robe de mariée est un linceul qui me protège. Je suis ce qui apporte l’éternité à la rose fanée. Je suis la lectrice du livre du monde. Tu ne peux pas me fuir. La flèche que je t’ai lancée était empoisonnée de désir. Bois à la coupe de la passion qui t’enivre, bois et meurs. Tu es si faible et moi si puissante. Connais-tu mon nom ? Écoute-le bien, car c’est la dernière poésie que tu entendras avant la tombée du rideau : Laetitia.

     

    Le corps du jeune homme gisait sur le sol, ensanglanté. Laetitia posa une dernière fois ses yeux noisette sur lui. Une larme se créa dans son globe oculaire qui brouilla sa vue. Elle s’enfuit sans se retourner.

     

    Le cimetière. Lieu de tous les saints morts. Pas de soupirs, pas de musique, pas de mots. C’est ici chez moi.

     

    Elle s’appuya contre un tombeau couvert de lierres. Son tombeau. Son échine frémit au contact de la pierre froide : une extase pour celle qui ne ressent plus que le froid.

     

    Un visage angélique à qui sourire, une main dans la mienne, un baiser pour souhaiter une bonne nuit à l’enfant éternelle que je suis, c’est tout ce je demande… La vie exempte de mort est si longue sans une personne à aimer.

     

    Un vent se leva emportant avec lui l’écho plaintif d’un autre monde. Les cheveux de Laetitia inventèrent leur propre danse sous cette cadence irrégulière. Elle ferma les yeux. Il y avait si longtemps qu’elle attendait ce moment.

     

    Il était une fois, un tapis cramoisie ouvert sur un théâtre de douleur. J’en étais témoin, j’en suis maintenant actrice. Mon monologue intérieur s’étend sur des siècles. Je suis la tragédienne qui échappe à sa fin, la morte vivante des jardins terrestres. Mais pourtant, mon rôle est moindre. Il n’y a pas d’étoile qui brille éternellement. La chute nous attend à chaque tournant.

     

    Un bruit de pas interrompit son soliloque. La belle rouvrit les paupières. Il était temps maintenant. L’ataraxie des sensations, le détachement absolu, la blessure de l’âme, tout cela aurait bientôt une fin. Le baiser réveillerait enfin la Belle au bois dormant. Laetitia se tourna dans la direction du bruit. Elle sourit. Elle pleura de bonheur.

     

    Il n’a suffit que d’un visage, que d’un souffle chaud contre ses lèvres pour que se brisent en elle les chaînes de son enfer. Devant elle se tenait l’homme qu’elle attendait, celui à qui elle avait offert la mort quelques heures plus tôt. Une mort sans trépas. Une mort sans rives du Styx, sans passeur. Une mort causée par le baiser mortel, le baiser du vampire. Pour toujours, quelqu’un lui chuchoterait son nom à l’oreille. Désormais, l’éternité ne serait plus une scène de solitude. Le rideau est tombé.

    2007-11-26

    Le théâtre de l’inconcevable

    Une petite histoire de mon cru... 

     

    Le théâtre de l'inconcevable

     

    Madame de Pahleau soupirait de soulagement. Quelle extase de se retrouver à nouveau seule dans sa demeure! Cette Annette, la conjointe de son fils, l’aîné pas le cadet, celui qui était garçon de cœur quand il était enfant et qui est maintenant procureur de la Couronne, cette Annette donc, que Madame de Pahleau détestait plus que tout au monde, venait de quitter l’appartement. La vieille dame en était soulagée. S’il avait fallu que sa bru lui fasse manquer le bulletin télévisé de vingt-deux heures…

     

    En effet, Annette, cette « idiote de Yankee » selon les propres mots de Madame de Pahleau, avait insisté pour offrir son aide à la vaisselle et autres tâches ménagères connexes. « C’est normal de participer au ménage après que belle-maman ait servi un aussi bon repas », avait-elle dit. « Idiote », se répétait inlassablement la dame âgée. Elle n’avait pas besoin d’aide. Elle n’avait pas besoin non plus de la désagréable compagnie de cette campagnarde vulgaire et exubérante. En fait, pour être honnête, Madame de Pahleau n’avait besoin de rien (sauf d’une télécommande et du journal local) ni de personne (sauf de la visite mensuelle de son fils aîné, celle du cadet lui important si peu en fin de compte). Sa compagnie seule lui suffisait, et elle s’en réjouissait. Le reste était sans importance. Dès lors, il est tout à fait compréhensible que la proposition si indécente d’Annette ait irrité la maîtresse de maison. Le départ précipité de la jeune femme et de son mari, causé par un coup de téléphone inattendu, fut donc un apaisement accueilli avec bonne grâce par la vieille. Elle pourrait donc regarder les nouvelles du soir en toute tranquillité.

     

    Les fesses bien ancrées dans son Lazy Boy, la commande à distance en main, la dame âgée sélectionna le Grand Journal. Au programme, les même choses insipides qu’à tous les soirs : catastrophes naturelles en Corée du Nord, homicides, danseuses nues, potins sur les vedettes de télé réalité et problèmes reliés au système de santé. Madame de Pahleau jubilait. Elle aimait regarder les choses vides de sens. Elle aimait qu’on lui rappelle que sa vie n’était pas si morne et grotesque.

     

    Brusquement, enfin pas tant que ça puisque cela se produisait chaque soir, une envie monta dans le corps de la vielle femme : le goût de la nicotine. Madame de Pahleau était une fumeuse incorrigible. Tous les soirs, durant le bulletin de nouvelles, elle fumait des cigarettes, indiennes s’il vous plaît! Alors, comme d’habitude, elle prit le rouleau du bonheur entre ses doigts osseux avec l’idée de l’allumer avec son briquet jaune citron. Malheureusement, Madame de Pahleau avait atteint cet âge où les gestes ne sont plus aussi précis qu’avant. Cela causa sa perte. Le briquet n’alluma pas la cigarette, mais brûla plutôt une blanche mèche de cheveux qui pendouillait négligemment sur le visage de la vieille femme, répandant ainsi les flammes sur sa tête et son visage. En quelques secondes à peine, le brasier s’attaqua aux vêtements avant de brûler la chair. Madame de Pahleau hurla de douleur dans cette fournaise infernale. Elle savait comment tout cela finirait. Avant de mourir brûlée vive, une dernière pensée lui vint en tête : demain, au journal télévisé, on parlerait d’une octogénaire mystérieusement décédée dans son appartement. On mentionnerait un fauteuil carbonisé, son corps réduit en cendres et le reste de son salon demeuré intact. Un médecin légiste témoignerait de son autopsie et confirmerait son identité, alors que des policiers affirmeraient qu’une enquête serait ouverte puisqu’un fauteuil ne peut pas brûler tout seul durant trente minutes sans endommager en partie une pièce. Puis, ce fait divers ferait le tour du pays et, rapidement, de l’Amérique du Nord. Des fanatiques du paranormal s’en mêleraient, on crierait à la combustion spontanée. Son cas ferait partie des annales, on ne trouverait jamais d’explication au phénomène. Cette histoire inspirerait même un épisode d’une série télévisée célèbre sur les manifestations surnaturelles. Son décès serait par la suite une légende urbaine populaire que les gens se raconteraient en frissonnant. Oui, Madame de Pahleau savait comment tout cela se terminerait : en une nouvelle exempte de sens et de rationalité au bulletin d’information de vingt-deux heures…

     

    Spéciale dédicace aux fans de X-files et autres amateurs de paranormal...

    2007-11-25

    Poésie et textes

     
    Il est temps de faire un petit ménage dans ce blogue, alors j'ai rajouté une nouvelle catégorie : poésie et textes. Désormais, tous les poèmes et les textes seront regoupés au même endroits, allégeant ainsi le journal.
    2007-11-24

    Spéciale dédicace à M.S.

     
    Aimez les farfadets!
     
    Ils sont petits, barbus, avec des chapeaux rigolos.
     
    Ils portent chance.
     
    Ils se vêtissent de vert.
     
    Ils sont porte-parole pour Lucky Charmes.
     
    Ils cachent de l'or au pied des arcs-en-ciel.
     
    Et finalement, la principale raison de les trouver sympathiques :
     
    ils aiment la bière.
     
    img264/1755/farfadetbireka2.jpg
     Dessin de Gwenran
    2007-11-21

    Édito du 21 novembre

     
     
    Ordinateur zéro, réalité un.
     
    Ça fait longtemps que je n'ai pas laissé de notes ici. Je dois dire, pour me confesser, que le monde virtuel possède si peu d'attraits comparé à la couleur d'yeux des gens de mon entourage. Mais l'envie d'écrire rattrappe toujours son homme... ou sa femme.
     
    Le blogue
     
    Le blogue. Quel problème. Ouverture ou fermeture sur le monde ? La vérité : une ouverture de soi-même centrée sur soi. J'en ai assez de tous ces blogueurs de chambre qui ne présentent qu'un seul univers, celui de l'exibitionniste narcissique. J'en ai assez des articles vides, immatures, clownesques. Exposer son intimité ne devrait pas être un prêt requis pour entrer dans la société. On ne devrait jamais être obligé de quoi que ce soit, encore moins d'être consentant du viol de son propre esprit.
    - MINUTE PAPILLON! TU TIENS UN BLOGUE TOI AUSSI.
    Effectivement. C'est un bon argument. Mais, il y a une différence entre eux et moi (du moins, je le pense) : la conscience. J'ai conscience de participer au cirque, ce qui m'offre un avantage, celui de pouvoir choisir. Choisir quoi dévoiler, montrer ce qui me plait, la pointe de l'iceberg ou le fond de l'océan.
    - MAIS ALORS, C'EST DU NARCISSIQUE CONTRÔLÉ ?
    Contrôlé, je ne sais pas, mais une fascination de l'image de soi, sûrement.
    Hé! Je suis une enfant de la société du « je » après tout. Je ne peux pas faire comme si rien de m'atteignait, comme si j'étais au-dessus de tout le monde. Ce serait mentir. Et je n'aime pas le mensonge. Mais, vous pouvez tous le comprendre. Vous êtes comme moi. Ce qui m'amène à vous demander une chose.
     
    Avez-vous, dans votre carnet de favoris, de bonnes adresses de blogues à me conseiller ?
     
    Vous savez, de ces blogues matures, poétiques, intelligents, drôles, légers et/ou profonds ?
    Je suis en manque d'adresse... je n'ai pas eu de nouveauté à lire depuis des lustres...
    Et comme je tente de m'ouvrir sur le monde...
     
    -------------------------
     
    Dans cet article, il y a :
     
    14 je
    10 moi/m'/mon
    5 vous
    1 on
    0 nous
    2007-09-02

    Adios les vacances!

    img111/4695/av7322xr1.jpg
     
    Fait longtemps que j'ai écrit sur ce blogue.
    Mais le temps, l'envie et l'inspiration me manquait.
     
    J'ai recommencé le Cégep il y a deux semaines. 
    Avec joie, avec regrets, mais surtout avec obligation.
    Tout plein de nouveaux cours m'attendaient :
     
    Analyse : un cours que j'attendais vraiment. J'aime analyser. Bon, d'accord, tout le monde trouve ça chiant, mais c'est une passion pour moi. Au plan de cours : le roman policier (français, états-unnien, britannique et québécois).
     
    Technique de cinéma : photographie et court-métrage. Il va falloir que je combatte ma maladresse naturelle pour n'avoir ne serait-ce qu'une chance de passer le cours.
     
    Éléments de culture et de civilisations : histoire, histoire et histoire! Mon cours préféré jusqu'à maintenant.
     
    Production littéraire : écriture, profondeur et passion!
     
    Littérature québécoise : après deux sessions de littérature française, voici que j'explore un peu plus ma propre culture. C'est juste dommage que j'aie déjà lu deux des trois livres au programme (mdr).
     
    Éthique : tout simplement de la philosophie, le volet III, le dernier cours.
     
    Aide en français : le Cégep a la particularité d'avoir un centre d'aide en français. Mais pour qu'un centre de français soit efficace (et pas trop snob et/ou intimidant), il doit absolument avoir ce que l'on appelle des aidant(e)s. Qu'est-ce c'est ? Un élève qui reçoit une formation afin d'aider un autre élève qui a des lacunes en français écrit. Hé bien, je suis une aidante. Alors, ce petit cours me sert à me perfectionner afin de pouvoir aider deux autres élèves (dont je connaitrai l'identité dans une ou deux semaines).
     
    Voilà, en gros, les cours que j'aurais tout au long de la session.
    Savez-vous ce que cela signifie ? Je vais vous le résumer en un mot : TRAVAIL !!! Triste
    2007-08-17

    Within temptation - Mother Earth

    J'adore cette chanson. Depuis plusieurs années que je l'écoute en boucle et je ne m'en lasse pas.
    Il fait partie de ce que j'appelle « la bonne époque de WT ». Un clip à petit budjet, mais d'une grande beauté.
    Simple, magnifique, sauvage, magique, mystérieux et merveilleux!
     
     
    2007-08-09

    La chute amoureuse

     
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    En pleine chute libre. Je ne sais pas où je vais atterrir. Je suis aveuglé par la lumière du soleil. Je me sens si bien.
    Je suis si heureuse. Un nouveau chemin s'ouvre devant moi. Il conduit au-delà des terres connues.
    Il a entendu mon appel. Il est venu vers moi. Il a apposé ses lèvres sur les miennes et m'a offert le jour.
     
    Ailes d'ange est en amour!!!!
    2007-08-01

    Les chroniques Hampton Beach

     

    Jour 1 – La providence
     
    Les États-Unis d’Amérique est un pays avec lequel j’ai une relation bizarre. À la fois loin et proche de moi, sa culture fait partie de la mienne tout en en étant totalement différente. J’ai vu, par le passé et dans le présent, les pires et les meilleures choses que ce pays ait à offrir.
    Et je suis là, maintenant de nouveau en visite dans ses terres.
    Je ne comprend pas grand-chose à ce qui se passe autour de moi, mais pourtant, tout m’est si familier.
    Je sens que ces vacances seront vraiment quelque chose. Mais que m’apporteront-elles  réellement ?
     
    Jour 2 – Wal Mart et mare aux canards.
     
    Journée de pluie. J’ai pourtant le visage couvert de coups de soleil.
    Journée de repos. Je suis pourtant épuisé.
    Je crains les hautes vagues demain. Serais-je à la hauteur de ce qu’on attend de moi ?
    Je fais des efforts pour me faire aimé. J’ai même acheté une planche de surf. Mais je hais le surf. Mais je l’ai fait pour mon amie. Elle n’en saura rien.
    En attendant, je regarde les canards. Ils sont beaux. Mais moi je veux être un cygne.
     
    Jour 3 – Ouch!
     
    Pas assez beau aujourd’hui pour la plage. À la place : canot, eau du lac, promenade et piqûres de maringouins.
    H. est dure à suivre. Je n’aime pas ça.
    Elle m’a fait faire plus de sport en trois jours que ce que j’ai fait en trois mois.
     
    NB : romantisme à part, les advils, c’est bon pour les douleurs musculaires.
     
    Jour 4 – Viva la playa
     
    Enfin au bord de la mer! Elle est magnifique. Elle me donne beaucoup d’inspiration. J’espère avoir tout plein d’idées à mon retour.
    J’ai fait du surf pour la première fois. Moi qui pensais que ce sport était pour les frimeurs… j’ai envie de manger mon chapeau.
    Parlant de chapeau, il fait tellement chaud que mon look estival (cowboylesque) m’est d’une grande utilité. J’ai mal à la tête à cause du soleil.
    Vive les chapeaux (dédicace spéciale à Pantoufle) !
     
    NB : Astuce pour repéré les Québécois sur la plage : les parasols. S’il y a une marque de bière en guise de motif, ce sont des gens du pays en dessous. Par exemple, les personnes à côté de moi sous un parasol « Corona » :
     
    - Bonrour! Çra vâ bïn ?
     
    Oh! Ils viennent de l’Abitibi!
     
    NB2 : J’ai mangé assez de sel de mer pour un an.
     
    Jour 5 – Le plaisir
     
    Encore un jour au bord de la mer. Le vent est frais, le soleil est chaud et le sable doux. Quel plaisir !
    Mais j’ai hâte de rentrer à la maison. Mes ami(e)s me manquent. Je ne peux pas vivre sans eux.
    La famille de H. est étrange. Ils sont supers gentils avec moi, mais ils passent également leur temps à juger le physique des gens sur la plage.
     
    - Hé! Regarde celle-là. Elle est grosse! Elle doit passer ses journées à s’empiffrer. Je ne fréquenterais pas une personne de ce genre…
     
    Bref, je n’aime pas du tout ça. Ça me met mal à l’aise. Surtout avec mon problème de surpoids…
    J’ai bronzé un peu. Ça fait tout bizarre. Moi qui a toujours eu la peau blanche comme le lait… Je me couvre beaucoup, j’ai peur de devenir Miss Tomate.
     
    Jour 6 – La musica
     
    Les radios états-uniennes sont mille fois mieux que les radios québécoises. D’où je viens, on entend que de la pop (mais pas de la bonne pop comme Björk ou les Beatles) et du rap/hip-hop. Ici, au New Hampshire, les radios diffusent du vieux rock. J’ai donc entendu des groupes comme Queen, les Rolling Stones, Quiet Riot, Steppenwolf, The Doors, Black Sabbath, Nirvana, AC/DC, The Cure, etc. Le paradis sur Terre! H. n’aime pas ce genre de musique. Mais son père adore. Alors, il me laisse l’écouter entre deux déplacements automobiles.
    Ils annoncent du mauvais temps samedi et dimanche. Alors, il se peut que nous partions samedi plutôt que dimanche.
    Mes proches me manquent à un point fou. Ce voyage est bien, mais rien ne bat l’amour qu’offre un chez-soi.
     
    Jour 7 – C’est aujourd’hui qu’on rentre
     
    Le retour! En pleine route, en écoutant des DVD, un sous-marin de Subway dans le corps, je rentre chez moi. Fuyant la pluie qui nous rattrape toujours, je songe à mes proches. J’ai hâte de les revoir. Même si ces vacances ont été hyper géniales, ma petite vie me manque.
    J’ai vu le meilleur des États-Unis : la mer, les plages, le camping… j’ai vraiment adoré ma semaine. J’ai vécu une chose unique et j’ai essayé plein de nouvelles choses.
    Je sais maintenant ce que ce voyage m'a apporté : une suite de découvertes empiriques.
    2007-07-17

    Le destin m'a téléphonée ce soir.

    Photo - New Hampshire Marine Memorial at Hampton Beach
     
    Qu'elle est drôle la vie!
    Cela faisait quelques jours que je sombrais dans un ennui aussi profond que l'océan au point d'en devenir quasi-dépressive. Je souhaitais que n'importe quoi se produise pour me sortir de cette torpeur insoutenable quand soudainement, la sonnerie du téléphone a retenti dans l'appartement.
    - Salut!, dit une voix aigue que je connaissais bien. Ça va bien ?
    - Super super, marmonais-je sans trop de conviction.
    (je vous épargne les détails inutile pour en venir au moment primordial de la conversation).
    - Écoute Ailes d'ange, je pars en vacances aux États-Unis la semaine prochaine avec mes parents. Je me demandais si tu voulais venir avec moi ?
    - Hein ? De quoi ? (la stupéfaction pousse parfois les gens à répondre n'impore quoi parce que j'avais déjà tout compris...)
    - Venir en vancances. Avec moi.
    - Où ça ?
    - À Hampton Beach. C'est au New Hampshire.
    À ce moment-là, je me suis senti très mal. Bien sûr que je voulais y aller! Mais... ma mère a tellement de problème financier. Je ne pouvais pas accepter cette offre. Je l'ai donc décliné poliment. Toutefois, le destin n'avait pas fini de me surprendre. Environ une demi-heure plus tard, elle me rappelle.
    - Écoute Ailes d'ange. Mes parents m'ont dit de te dire de ne pas t'en faire, ce ne sera pas un voyage dispendieux. Ça ne te coûtera qu'une trentaine de dollars en tout.
    - Comment ça se fait ?
    - Oh! Ils payeront tout. Asbsolument tout.
    - Euh... tout comme quoi ?
    - Comme le terrain de camping, l'essence de la voiture, les repas de cantine... La seule chose pour laquelle tu devras débourser, ce sera pour un ou deux repas que nous prendrons en chemin. Et pour tes souvenirs si tu en veux.
    - Mais c'est trop génial ça!
    Vive les parents!
    Donc, du 22 au 28/29 (tout dépendant du climat..), Ailes d'ange part pour la côte Est États-Unienne!
    Bienvenue plage, nuit chaude, maillot de bain et crème solaire!
    Si tout se déroule bien, je devrais découvrir un nouveau coin du monde en compagnie d'une amie que je n'ai pas vu depuis belle lurette!
    (Je vous tiens au courant de l'affaire).